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De retour au palais à l'instant ; beaucoup d'images et de sensations me reviennent, beaucoup de très beaux instants. Je pense et espère que nous n'avons pas démérité.
Il est un peu tôt pour le bilan, attendons les peintures.
Ouvrons le bal par celle-ci :
Le bien du peuple n'est pas dans le cri de la masse, mais dans le coeur du prince
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Superbe ! Bravo. Voilà qui me fait encore plus regretté mon absence à vos côtés. Je me rattraperai à Plancenoit, c'est promis.
« Au dernier point paternel pour les soldats, bon pour les officiers subalternes, [...] sévère pour les chefs. »
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Mais ne vous m'éprennez point mon cher Davout, point de sacre n'est prévu à Plancenoit 
La cérémonie fut grandiose, aussi bien sur le plan des reconstitutions fidèles des uniformes et régalias que sur le plan des actes. !
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Je disais "me rattraper" sur le plan "boire à la santé de..." et "plaisir de vous revoir", Cher Rogniat. Mais vous l'aviez certainement déjà compris, vu votre sens aigu de la répartie et de la déduction. :-)
« Au dernier point paternel pour les soldats, bon pour les officiers subalternes, [...] sévère pour les chefs. »
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SUPERBE !!!
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Comment oublier les "Vive l'Empereur" dans la cathédrale.
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On en a eu plein les yeux. C'était superbe et inoubliable
Secours aux braves.
http://www.ambulances1809-gardeimperiale.be
ambulance1809@hotmail.com
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Voir ici :
https://picasaweb.google.com/KiKi62152/ … reurSacre#
https://picasaweb.google.com/KiKi62152/ … rPortrait#
Le bien du peuple n'est pas dans le cri de la masse, mais dans le coeur du prince
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La galerie de peintures :
Le bien du peuple n'est pas dans le cri de la masse, mais dans le coeur du prince
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Voici le texte qui a été lu pendant la cérémonie :
COMMENTAIRE DU SACRE
28 MAI 2011 A BOULOGNE SUR MER
DEBUT DE LA CEREMONIE 18 h
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,
Bienvenus à la cérémonie officielle du sacre de Napoléon 1er, empereur des français.
Nous sommes le 2 décembre 1804, et Paris se réveille sous un ciel couvert et il fait froid.
Le cortège impérial vient de s’ébranler, au départ du palais des tuileries. Il est 10h du matin.
L’Empereur Napoléon et l’Impératrice Joséphine, tous deux revêtus de leur petit habillement de sacre, sont montés dans un splendide carrosse de bois doré, tiré par des chevaux blanc tout empanachés de plumes blanches.
Le très saint père, le pape Pie VII est arrivé depuis longtemps à Notre-Dame, où, perdu dans ses prières, il attend l’Empereur, entourés de ses prélats et cardinaux.
La marche du cortège impérial est ouverte par quatre escadrons de carabiniers, quatre de cuirassiers et par les escadrons de chasseurs à cheval de la garde, entremêlés de pelotons de mameluks.
M. le maréchal MURAT, gouverneur de Paris, est avec son état-major, à la tête de ces troupes.
Ce fantastique cortège s’étend dans tout Paris, au départ du palais des tuileries et se dirige maintenant vers Notre-Dame.
Les héraults d’armes, sont à cheval, devant les voitures qui forment une longue procession.
La voiture de l’Empereur est attelée à huit chevaux et les colonels généraux de la garde sont à cheval autour de ce carrosse.
Le cortège est fermé par les grenadiers à cheval de la garde, entremêlés de pelotons de canonniers à cheval et par un escadron de la gendarmerie d’élite.
Le cortège impérial, en arrivant sur la place de notre-dame, a tourné à gauche du portail par la rue du cloître.
Leurs majestés et leur cortège sont descendus de voiture sous une tente dressée en face du pont de la cité, auprès du palais de l’archevêché.
Cette tente, soutenue par seize piliers légers, était décorée de tapisserie des gobelins. Elle servait de vestibule à un grand escalier construit à cet effet, et par lequel leurs majestés se sont rendues à l’archevêché ; elles y ont été reçues par monseigneur le cardinal archevêque de Paris, et conduites dans les appartements spécialement aménagés pour la cérémonie.
L’Empereur y a revêtu sa tenue de sacre, nommée «le grand habillement».
Il faut du temps à Napoléon pour passer les bas de soie brodés d’or, chausser les cothurnes de satin blanc brodés, et, sur la culotte de soie blanche, revêtir la tunique de soie entièrement brodée d’or, nouer la ceinture qui porte l’épée, coiffer la couronne de laurier, et ajuster l’immense manteau de velours pourpre, chargé de broderies et doublé d’hermine.
Attardons nous un instant sur ce «grand habillement» symbole du sacre, que vous pourrez voir porté par sa majesté l’Empereur qui fera son entrée dans la cathédrale dans quelques instants.
L’empereur porte des souliers entièrement bordés d’or, nommés les cothurnes. Il porte également des bas de soie brodés et une culotte de soie blanche rehaussée d’une petite jarretière d’or au niveau du genou.
Sous son manteau, l’Empereur a revêtu une tunique de coton de soie blanche, brodée sur les bras, les épaules, le col et le bas de ce qui ressemble à une sorte de soutane. De gros bouillons d’or orne le bas de l’ensemble. Une large ceinture de soie blanche brodée de motifs en épis de maïs est attachée autour de sa taille.
L’originale de cette tunique est de nos jours conservée et exposée au château de fontainebleau.
Sur cette tunique, un baudrier fort simple de soie blanche permet de porter l’épée du sacre. Il s’agit d’une épée au style très classique pour l’époque, dans un fourreau de cuir blanc. Mais l’épée du sacre est exceptionnelle du fait de on ornementation extrêmement riche en diamants de taille hors du commun.
L’épée du sacre porte en effet, enchassé sur son clavier, un des plus gros diamant du monde, et surtout le plus beau, le Régent, découvert en 1701 en inde. D’une taille hors du commun lors de sa découverte, 410 carats, il sera taillé en brillant à LONDRES à 140 carats et vendu à Philippe d’Orléans, alors régent du royaume de France. Louis XV le portait sur sa couronne lors de son sacre en 1722 et Marie-Antoinette le portait souvent comme bijou.
Napoléon le fera fixer sur son épée de sacre, joyau resplendissant au milieu de bien d’autres pierres de très grande valeur.
Sur sa tunique, l’Empereur porte le grand manteau, symbole du pouvoir impérial. Il est en velours cramoisi, entièrement doublé d’hermine et très richement brodé d’abeilles d’or. Ce grand manteau pèse 40 kg et mesure 6 mètres par 3 mètres 60, soit 22 m2 de superficie, il a été dessiné par Isabey et réalisé par le tailleur Chevalier.
Ce manteau exceptionnel n’a pas été conservé et sera détruit en décembre 1814, alors que Napoléon est en exil à l’Ile d’Elbe, par les chanoines de notre-dame qui découperont le velours rouge afin de récupérer et vendre le fil d’or.
Sur ce grand manteau, l’Empereur arbore une collerette d’hermine, sur laquelle est posé le grand collier de la Légion d’Honneur, composé de 16 aigles représentant les 16 cohortes de la Légion. Ce grand collier ne sera pas plus conservé et on ignore à ce jour ce qu’il est devenu.
L’Empereur porte sur sa tête sa couronne impériale, qui lui servira dans un instant pour accomplir le geste du couronnement, inspirée de celle des empereurs romains, composée de 44 grandes feuilles de laurier en or, 12 plus petites et 42 graines.
La couronne de lauriers de l’Empereur, pesant environ 1kg d’or, n’a malheureusement pas été conservée et sera fondue sous la restauration sur ordre du roi.
Un incident, qui interviendra après le sacre de 1804, nous permet toutefois de disposer de nos jours d’une des feuilles de cette couronne : c’est le peintre ISABEY qui nous le rapporte dans ses mémoires : «A Saint-Cloud en 1805, avant le départ pour Milan, j'essayais à l'Empereur la couronne royale qui devait surmonter celle de laurier du Sacre à Notre-Dame ; une feuille se détacha. J'allais la remettre au Ier Chambellan. Sa Majesté me dit, gardez-la comme souvenir de votre maladresse ».
Cette feuille, unique rescapée de la couronne, est exposée de nos jours à Fontainebleau.
Napoléon entrera dans la cathédrale en portant sa couronne, alors que celle de Joséphine a été déposée sur l’autel, l’Empereur signifiant ainsi, par cette forte symbolique, qu’il entre à Notre-Dame alors qu’il est déjà empereur des français et qu’il vient seulement chercher ici la consécration d’une situation politique déjà acquise.
Enfin, l’Empereur porte son sceptre et sa main de justice, composant, avec le manteau, l’anneau, le manteau et la couronne les regalias de l’Empire. Ces ornements seront tous fondus, couronne comprise, en 1823 sur ordre de la monarchie restaurée.
Une fois entièrement habillé de ces lourds ornements, l’Empereur et l’Impératrice sont partis, avec leur cortège, pour se rendre à pied, à la grande porte de la cathédrale.
I. ENTREE DU CORTEGE IMPERIAL
Le cortège impérial est maintenant devant l’entrée de la cathédrale et va faire son entrée.
Se présente à la porte les quatre huissiers, les héraults d’arme, les pages ,les aides de cérémonie.
Le Grand Maréchal du Palais Duroc, ouvre la marche.
C’est d’abord l’impératrice Joséphine qui fait son entrée, suivie de ses dames d’honneur et de ses dames d’atours.
L’Impératrice a elle aussi revêtu le «grand habillement», composé d’une robe en soie blanche agrémentée de pierreries et de diamants. Elle porte une parure de diamant et d’améthystes réalisée par le bijoutier Marguerite à Paris.
Elle porte une longue traîne de velours brodée d’or et doublée d’hermine.
Ce premier cortège va se diriger vers l’autel et chacun prendra sa place, attendant maintenant l’arrivée de l’Empereur Napoléon.
C’est au tour du cortège de l’Empereur de faire son entrée dans la cathédrale.
Napoléon apparaît enfin, d’une pâleur extrême et véritablement ému, l’expression de son célèbre regard troublée, portant la main de justice et son sceptre.
Ses officiers le précèdent et vous pouvez voir, entête du cortège, les maréchaux LANNES, NEY et LEFEBVRE, suivis par les généraux et leurs aides de camps.
Le maréchal Lefèbvre, confiera d’ailleurs à son voisin qu’il assiste ici à son deuxième sacre, puisqu’il était déjà présent lors du sacre de Louis XVI, où il était à l’époque que simple sergent.
Dehors, les cloches battent à la volée, le canon tonne, et dans le même temps, c’est un véritable tonnerre qui éclate sous les voutes : les applaudissements de toute l’assemblée se mêlant au fracas des deux orchestres interprétant la marche triomphale de Le Sueur.
C’est à ce moment que Napoléon, jusque là impassible, se tourne vers son frère aîné pour lui dire, la gorge nouée par l’émotion : «Joseph, si notre père nous voyait !»
Devant sa majesté, se trouve le cardinal FESCH, oncle de l’Empereur, Grand Aumonier de l’Empire.
Au milieu de l’allée conduisant à l’autel se tiendra un petit incident qui sera toutefois noté par un bon nombre d’observateurs : l’empereur désirant glisser un mot au cardinal FESCH, placé devant lui, utilisera pour attirer son attention la main de justice, en lui touchant le dos. Ce geste, que Napoléon avait voulu discret, était quelque peu déplacé compte tenu de la circonstance mais sera vu de tous.
Laure Junot, la femme du général, est fort bien placée et peut observer l’Empereur de près lors de son entrée. Elle écrira, dans ses mémoires «Napoléon paraissait fort calme. Je l’examinais attentivement pour voir si son cœur battait sous la dalmatique impériale plus vivement sous l’habit de colonel des guides de la garde ; mais je ne vis rien et pourtant, j’était à dix pas de lui».
Le cortège impérial se dirige maintenant vers l’autel et chacun va prendre sa place, leurs majestés sur leur trône, face à sa sainteté le pape Pie VII.
II. DEPOT DES ORNEMENTS
L’Empereur va maintenant se défaire de l’ensemble de ses regalias, ou ornements impériaux, qui doivent recevoir la bénédiction du pape.
Les différents dignitaires, maréchaux et grands officiers civils de la Couronne vont aider sa majesté à se défaire de ses ornements, pour les porter sur l’autel.
C’est le maréchal Lannes qui va s’avancer le premier, dans son grand uniforme, brodé sur toute la taille.
Le 15 avril 1796, Bonaparte le remarque au cours de la bataille de Dego, où Lannes s'illustre dans un combat acharné à la baïonnette pour la prise de cette ville.
Il fait preuve encore une fois d'un courage exemplaire au cours de la bataille de Bassano du 7 septembre 1796. Il est blessé le 15 septembre à Governolo et Bonaparte demande à ce que lui soit donné le grade de général de brigade.
Le 14 novembre 1796, Bonaparte remarque une nouvelle fois le courage de Lannes au cours de la bataille du Pont d'Arcole où celui-ci, bien que blessé, remotive les troupes mises en difficulté par les Autrichiens et lance une contre-attaque qui permet d'éviter que Bonaparte ne soit fait prisonnier.
Il fait bien évidemment partie, en 1804, de la première promotion des maréchaux.
Le maréchal Lannes, fidèle d’entre les fidèles, reçoit le sceptre de l’Empereur, sur lequel trône une aigle impériale, symbole de ce nouvel empire qui cherche dans cette image à créer un lien avec les empereurs romains.
Le maréchal Lefebvre est un des quatre maréchaux honoraires nommé en 1804.
François Joseph Lefebvre était de gouverneur militaire de Paris ce qui lui permettra de jouer un rôle important durant le coup d’état du 18 brumaire et facilitera ainsi l’action du général Bonaparte.
Ce jour-là, à la tête de 25 hommes, il pénètre dans la salle du conseil des cinq-cents, s'avance jusqu'à la tribune, et, malgré les cris, malgré les menaces, entraîne Lucien Bonaparte jusqu'à son frère qui l'attend au dehors, au moment où tous les deux sont sur le point d'être mis hors-la-loi.
L’épée à la main, il lance ses grenadiers à la poursuite des députés. À la voix de leur général, les troupes n'hésitent plus, et la Révolution qui amène le gouvernement consulaire est consommée.
Lefebvre, soldat inflexible, seconde ce jour là passivement l'exécution d'un complot, dont peut-être il ignore les secrets.
Napoléon n'oublie pas ce qu'il lui doit. Lefebvre est d'abord fait sénateur et le 19 mai 1804 lors de la première promotion, il est élevé à la dignité de maréchal d'Empire et sera titré par la suite Duc de Dantzig.
Le maréchal Lefèbvre va maintenant recueillir la main de justice.
Le maréchal LANNES va ôter la couronne de lauriers de l’Empereur et la poser sur l’autel, aux côtés de celle de l’impératrice.
C’est au tour de DUROC, Grand Maréchal du Palais, de s’avancer.
Duroc est un compagnon de la première heure de Napoléon, et partira avec lui lors de la compagne d’Egypte.
Revenu en France avec Bonaparte, il fut employé, après le 18 brumaire, dans différentes négociations délicates auprès des cours étrangères ; il s'en acquitta au gré de son maître, et obtint de lui par là une entière confiance.
Duroc occupe le poste de Grand Maréchal du Palais, ce qui fait de lui un grand officier civil de la couronne ; la tâche relative au grand collier de la légion d’honneur, symbole du mariage entre le civil et le militaire lui revient ainsi naturellement.
Ce grand collier est l’attribut de la plus haute dignité de l’ordre de la Légion d’Honneur, qui compte, à l’époque, trois grades et trois dignités : légionnaire, officier et commandants pour les grades et grand officier, grand aigle et grand dignitaires concernant les dignités.
Seuls 16 hauts personnages porteront ce grand collier sous l’empire ; cet ultime échelon de l’ordre de la légion d’honneur ne survivra pas à la chute de Napoléon et disparaîtra sous les régimes qui suivront.
Le Grand Maréchal va ôter le collier de la Légion d’Honneur de l’Empereur.
Le maréchal Lefèbvre vient détacher la collerette d’hermine qui recouvre les épaules de sa majesté.
Le maréchal Lannes et le Grand Maréchal du Palais DUROC vont défaire et ôter le lourd manteau d’hermine de sa majesté.
C’est au tour du maréchal Ney de s’avancer.
Michel Ney est également un des grands fidèles, au sort intimement lié à l’Empire.
Nommé commandant de l’armée de Compiègne en 1803, il commande le 6e corps à Montreuil-sur-Mer, au camp de Boulogne, creuset de ce qui deviendra la Grande Armée.
Le 8 mai 1804, c'est l'Empire, et 18 maréchaux sont nommés ; Ney figure au 12e rang et sera par la suite titré duc d’Elchingen et prince de la Moskowa.
Bien des années plus tard, en 1815, il paiera de sa vie sa fidélité à son empereur.
Le maréchal Ney va ôter l’Epée du sacre de son baudrier.
Tous les ornements de l’Empereur déposé sur l’autel, ce dernier est maintenant en tunique de soie blanche, prêt à recevoir la bénédiction papale.
Le Saint Père, accompagné du cardinal FESCH, se présente face à l’Empereur et formule la demande traditionnelle en latin.
Le pape Pie XVII dit à l’Empereur : «professez-vous, notre cher fils en Jésus-Christ, et promettez-vous devant Dieu et les anges, de faire observer la loi, de rendre la justice à tous vos sujets, de maintenir la paix dans l’Eglise de dieu avec le secours de sa grâce, de la manière que vous jugerez la plus convenable, d’après l’avis de vos fidèles conseillers, et de veiller à ce que les Pontifes de l’Eglise jouissent du respect et des honneurs qui leur sont dus suivants les saint canons ?»
Cette demande rituelle effectuée, le cardinal FESCH présente une bible à l’Empereur, qui pose sa main sur le livre sacré et répond alors «profiteor», signifiant «je suis d’accord.»
Ce premier serment religieux effectué, sa Sainteté rejoint son trône et la cérémonie va se poursuivre par la prière des souverains.
III. PRIERES DES SOUVERAINS
Leurs majestés impériales vont accomplir leurs prières, face à Sa Sainteté.
Cette prière n’a pas été simple à organiser avec les autorités religieuses car Napoléon ne souhaitait pas se plier au rite romain classique qui consistait, pour les rois de France, à s’allonger à plat ventre, face contre terre, sur le pavé de la cathédrale, afin de faire leur prière en début de cérémonie de sacre.
Pour Napoléon, il n’était pas envisageable de se prosterner ainsi, même devant le pape, lui qui tenait sa couronne de la nation et qui demandait seulement au pouvoir religieux de lui donner l’onction sainte.
Après bien des négociations, il fut donc convenu que les majestés impériales réaliseraient leur prière agenouillées devant le Saint Père.
IV. SAINTES ONCTIONS
La prière effectuée, la cérémonie se poursuit et c’est maintenant le moment des saintes onctions, étape hautement symbolique du sacre des monarques français.
Les saintes onctions font partie intégrante de la cérémonie du sacre d’un souverain et la légende veut que l’huile contenue dans la sainte ampoule, nommée le saint chrême ait été apportée par une colombe à l’Evêque Rémi, le jour du baptême du roi des francs Clovis.
Depuis le baptême de Clovis, cette huile miraculeuse est donc utilisée pour sacrer les rois de France, au travers des saintes onctions.
C’est le 9 septembre 869 que la sainte ampoule est utilisée pour la première fois à Reims, lors du sacre de Charles le Chauve.
La cérémonie des onctions est ainsi très codifiée par la coutume de l’église : avec un mélange de chrême et d'huile de la sainte ampoule, le roi est oint en sept endroits différents du corps : sur le haut de la tête, la poitrine, entre les deux épaules, l'épaule droite, l'épaule gauche, le jointure du bras droit puis du bras gauche ; puis, après s'être revêtu, sur les paumes des mains.
Par cette onction, le roi devient roi par la grâce de Dieu, indiquant ainsi qu’il est l’élu du seigneur.
Cette symbolique extrêmement forte provoquera la destruction de la sainte ampoule le 7 octobre 1793, par un membre de la convention, Philippe Rhul, qui la brisera à coup de marteau sur le socle de la statue de Louis XV.
Mais cette destruction sacrilège ayant été annoncée, le curé constitutionnel Jules-Armand Seraine et un officier municipal, Philippe Hourelle avaient retiré ce qu'ils pouvaient du contenu de la sainte Ampoule et le cachèrent.
Une nouvelle sainte ampoule put ainsi être fabriquée, contenant l’huile sainte d’origine, et permettre ainsi le sacre de l’Empereur Napoléon.
Le cardinal Caprara apporte au souverain pontife la sainte ampoule sur un plat d’argent et Sa sainteté va recueillir, à l’aide d’une aiguille d’or une infime quantité de la Sainte Huile, qu’il va mélanger à du chrême.
Sa Sainteté va ensuite accomplir les onctions, d’abord à l’Empereur puis à l’Impératrice.
Napoléon a toutefois voulu simplifier cette cérémonie et n’a retenue que trois onctions sur les sept traditionnelles : une sur le front et deux sur les mains.
Le Pape trace ainsi un signe de croix à trois reprises et dépose la Saint Huile sur les deux souverains, qui deviennent, par ce geste «oints du seigneur».
Au moment de la sainte onction, le cardinal FESCH récite la prière traditionnelle.
«Deus dei filius, jésus christus dominus noster, qui a patre oléo exultationis unctus est proe particibus tuis, ipse, per proesentem sanctoe unctionis infusionem, spiritus paraclzti super caput tuum benedictionem infundat, eamdemque usque ad interiora cordis tui penetrare faciat ; quatenushos visibili et tractabili oléo, dona invisibilia percipere, et temporali Imperio justis moderationibus peracto, oeternaliter cum eo reganre merearis, qui solus sine peccato, rex regnum vivit, et gloriatur cum deo pâtre in unitate spiritus sancti deus, per omnia soecula soeculorum»)
Les souverains maintenant oints et sacrés retournent sur leur trônes, et le Grand Maréchal du Palais va essuyer les onctions avec un mouchoir de soie blanche.
IV. BENEDICTIONS DES REGALIAS
Napoléon est dorénavant oint du seigneur et sacré, il doit maintenant, selon la tradition de la cérémonie du sacre recevoir ses regalias, ses ornements impériaux, qui auront reçu préalablement la bénédiction papale.
Les regalias ont été disposés sur l’autel et, pour chacun, sa Sainteté va accomplir le signe de la bénédiction tandis que le cardinal FESCH prononcera une prière adaptée à chaque objet.
«Exaudi, quoesumus, domine, preces nostras ; et hunc gladium, quo famulus tuus NAPOLEO se accingi desiderat, majestatis tuoe dextera benedicere dignare, quatenus defensio atque protectio possit esse ecclesiarum, viduarum, orphanorum, omniumque deo servientium contra soevitiam infidelium ; aliisque insidiantibus sit parvor, terror et formido. Per dominum nostrum jesum christum filium tuum. Amen.»
«Omnipotens deus, qui pallio elioe jordanis aquas divisistis, quique, per idem, eliseo servo tuo duplicem spiritum infudisti, exaudi, quoesumus, preces nostras, et hoec vestimenta benedectionis tuoe rore perfunde, ut qui ea in signum potestatis induerint, virtutis tuoe sentiant effectum, diu vivant, prospereprocedant, pacifice règnent in terris, ac tecum in coelis sanctorum gloria vestiti gestiant. Per dominum nostrum jesum christum filium tuum. Amen.»
«Deus totius creaturoe principium et finis, creator et conservator generis humani, dator gratioe spiritualis, largitor oeternoe salutis, emitte benedictionem tuam super hos annulos, ipsosque sanctificare digneris : ut qui per eos famulis tuis honoris insignia conedis, virtulum praemia largiaris, quo discretionis habitum semper retineant, et verae fidei fulgore praefulgeant, sanctae quoque trinitatis armati munimine, inexpugnabili virtute acies diaboli constanter évinçant, et ipsis ad veram salutem mentis et corporis proficiant. Per dominum nostrum jesum christum filium tuum. Amen.»
«Omnipotens sempiterne deus, qui terrenos reges et imperatores ad exemplum davidis dilectitui, salomonais et joae, diadematibus insigniri voluisti, ut dum régnant in terris gemmarum fulgore et ornamentorum splendore vivam tuae majestatis exibeant imaginem, effunde, quaesumus, super cronas istas benedictionem tuam, ut qui eas gestaverint, virtutum nitore fulgeant, regique saeculorum immortali, qui se spinis cronari passus est, humilitate, misericordia et mansuetudine configurati per bonorum opreum fructus immarcessibilem glorioe coronam percipere merantur. Per eumdem christum dominum nostrum. Amen»
«Omnipotens et misericors deus, qui diversos rerum eventus ineffabili providentia disponis, orbique regendo potestatis tuoe ministros imperatores, reges et principes proeficere dignatus es : benedic, quoesumus, globum hunc, et proesta, ut sicuti famulo tuo NAPOLEONI, supremoe potestatis insigne futurum est, ita, et ipsi gratiarum tuarum fons et causa fiat, quibus potenter adjutus secundum propositum voluntatis tuoe inclytam hujus partem orbis, ipsius regimini a te commissam, sapienter et féliciter administrare valeat. Per dominum nostrum jesum christum filium tuum. Amen.»
V. TRADITION DES REGALIAS
Les ornements impériaux sont maintenant bénis et l’Empereur va pouvoir les recevoir les uns après les autres ; il s’agit de la cérémonie dite de «la tradition des regalias».
Cette partie de la cérémonie consiste, pour les dignitaires et les maréchaux, de remettre à l’Empereur chacun de ses ornements impériaux, lesquels ont changé de nature, pour avoir reçus la bénédiction divine.
C’est le maréchal Ney, guerrier à la bravoure légendaire, qui ouvre la cérémonie et apporte l’épée de l’Empereur.
Viennent ensuite Duroc et Lannes, portant le lourd manteau de velours pourpre, et qui vont en revêtir sa majesté.
Le maréchal Lefèbvre dépose sur les épaules de l’Empereur la collerette d’hermine.
Le grand maréchal DUROC remet le grand collier de la Légion d’Honneur.
Le maréchal Lefèbvre remet à l’Empereur la main de justice.
Et, pour terminer la cérémonie de la tradition des regalias, le maréchal Lannes donne enfin au souverain son sceptre.
L’Empereur Napoléon est maintenant revêtu de l’ensemble de ses ornements impériaux, il est sacré, oint du seigneur et va maintenant procéder à la remise des anneaux impériaux.
Il remet la main de justice à Casimir de Mortemart, son officier d’ordonnance et le sceptre à son aide de camp le général de Division Jean RAPP.
L’impératrice Joséphine va rejoindre son époux afin de recevoir l’anneau du sacre, qui a reçu la bénédiction de Pie VII.
C’est le maréchal Lefèbvre qui apporte les deux anneaux à leurs majestés.
L’anneau de l’impératrice est une bague d’or ornée d’un rubis, tandis que l’anneau de l’Empereur porte une grosse émeraude tenue par des serres d’aigle en or.
L’empereur va passer l’anneau au doigt de Joséphine, et placera ensuite son propre anneau sur sa main.
L’Impératrice va rejoindre son trône et le point culminant de la cérémonie est maintenant arrivé, l’Empereur va procéder à son couronnement et à celui de son épouse.
Le geste du couronnement a été en effet longuement discuté entre Napoléon et les autorités religieuses.
La tradition voudrait que la couronne, d’abord soutenue par six pairs de France, soit déposée sur la tête du souverain par le Pape.
Mais Napoléon ne voulait tenir sa couronne de quiconque et ne pouvait permettre que tel ou tel dignitaire puisse dire qu’il lui devait cette couronne.
La décision fut ainsi prise que cette couronne, que le peuple français seul lui avait donné, serait posée sur la tête du nouvel empereur par lui-même, signifiant ainsi qu’il ne recevait cette dignité que par la volonté nationale.
L’Empereur, seul au centre du cœur, va solennellement saisir sa couronne de laurier apportée par DUROC et la poser lentement sur sa tête, accomplissant ainsi le geste sacré du couronnement.
Le maréchal Lannes apportera ensuite la couronne de l’Impératrice et Napoléon va brandir un instant cette couronne au-dessus de lui, donnant ainsi à l’objet sa dignité impériale, avant de la tenir un instant au-dessus de la tête de Joséphine.
C’est cet instant, point d’orgue de la cérémonie, qui sera peint par DAVID, sur son célèbre tableau.
VI. COURONNEMENT EMPEREUR
Leurs majestés impériales sont maintenant couronnées.
La cérémonie du sacre touche à sa fin et l’Empereur va prononcer son serment.
VI. SERMENTS
Il a été prévu que l’Empereur prononce un serment constitutionnel à la fin de la cérémonie du sacre, mais le texte de ce serment a été jugé trop révolutionnaire et surtout faisant référence à la vente des biens nationaux.
Sa sainteté Pie VII ne pouvait dignement être présent au prononcé de ce serment et il fut décidé qu’il se retirerait avant que Napoléon ne prononce ce texte.
«Je jure de maintenir l’intégrité du territoire de la république ; de respecter et de faire respecter les lois du concordat et la liberté des cultes ; de respecter et faire respecter l’égalité des droits, la liberté politique et civile, l’irrévocabilité des ventes des biens nationaux ; de ne lever aucun impôts, de n’établir aucune taxe qu’en vertu de la loi ; de maintenir l’institution de la légion d’honneur ; de gouverner dans la seule vue de l’intérêt, du bonheur et de la gloire du peuple français».
Napoléon 1er, empereur des français, est sacré, oint et couronné ; il vient de prêter son serment constitutionnel.
Le hérault d’arme va maintenant clore la cérémonie par la proclamation rituelle.
VII. DEPART CATHEDRALE
La cérémonie du 2 décembre 1804 vient de se terminer.
Ses officiers remettent à l’Empereur son sceptre et la main de justice.
Le cortège impérial va se former et retourner lentement au palais des tuileries.
FIN DE LA CEREMONIE 19h10
Le bien du peuple n'est pas dans le cri de la masse, mais dans le coeur du prince
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De très belles peintures !
Ce fut un très bel événement.
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Ce fut un événement dont les participants , invités , et public s'en souviendront longtemps !Magnifique, majestueux, émouvant, sont les mots qui vont avec .
AD MAJOREM DEI GLORIAM
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Même le pape ressemble à SS Jean-Paul II ! Trop fort !...
« Au dernier point paternel pour les soldats, bon pour les officiers subalternes, [...] sévère pour les chefs. »
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M. Frédéric COUNE, photographe spécialisé dans la reconstitution, a mis de bien belles photos ici :
Le bien du peuple n'est pas dans le cri de la masse, mais dans le coeur du prince
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Sire,
J’envisage de rendre visite incognito aux mécréants bretons de St Nicolas la 1ère, peut-être la 2ème semaine d’août ( je serai déguisé en plongeur ) .
Aurais- je le plaisir de vous y rencontrer ?
SS Pie VII
AD MAJOREM DEI GLORIAM
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Hé non mon cher très Saint Père ! quel regret de ne pas vous y croiser...mais je n'ai que peu de congés cette année, et je rentre à paris dès le 22 août.
En revanche, j'irais sur les iles à compter du 2 octobre et jusqu'au 8.
A vous revoir !
Le bien du peuple n'est pas dans le cri de la masse, mais dans le coeur du prince
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