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Quelle est la bonne couleur du ruban de la couronne de fer ?
On trouve de tout chez les auteurs : de jaune tout court à saumon, en passant par l'orange.
Mais me semble bien que cette couleur est plutot jaune champagne ou jaune paille délavé, sous réserve bien sur des variantes de couleurs qui existaient déjà à l'époque.
J'aieu entre les mains un cordon de grand dignitaire de la CF avec les 3 couronnes brodées.
Ce grand cordon était très délavé, comme tous les rubans d'époque, et était ainsi jaune très très pâle, voire un blanc crème foncé.
Mais en "entrouvrant" la bouffette du grand cordon, là ou la couleur est restée intacte car non exposée à la lumière, j'ai pu constater cette couleur jaune-champagne, pas du tout "saumon" ou orange.
A mon sens, et selon l'observation de ce ruban, la bonne couleur serait celle-ci :
http://pourpre.com/chroma/dico.php?ent= … &typ=fiche
J'ai pris une photo de l'intérieur de la bouffette de ce grand ruban :
Ci-dessous des essais de comparaison :
Ruban CF/jaune champagne :
Ruban CF/jaune citron :
Ruban CF/saumon
Ci-dessous des rubans modernes, à gauche ruban de médaille militaire, à droite un essai de ruban de copie de CF (a mon sens trop orange)
Je précise que les sources primaires ne sont pas simples :
- les textes : le décret du 5 juin 1805 (16 prairial an XIII) a créé la couronne de fer, mais je ne connais pas ce texte qui n'est pas publié au Bulletin des Lois de l'Empire Français (il devrait se trouver entre le décret n°815 du 14 prairial et celui n°791 du 17 prairial) - logique s'agissant d'un texte de loi pour l'Italie ?-
- Les objets parvenus jusqu'à nous : tous les rubans que j'ai pu observer dans les musées sont passés et d'un jaune complètement délavés. Le seul que j'ai pu voir de près et sur des parties non exposées, dont la photo est ci-dessus, montre je le disais un jaune que je qualifierai de jaune champagne ou jaune paille délavé.
Et pourquoi pas, ceci, tout simplement : le jaune impérial, défini comme 'jaune doux et chaud, très légèrement orangé" (source : palette Pourpre.com : http://pourpre.com/chroma/dico.php?typ= … rialjaune)
Lassé de chercher, je vais donc faire réaliser ce ruban chez un fabricant de ruban, mais je dois d'abord trouver l'exacte bonne couleur.
Vos avis ?
Le bien du peuple n'est pas dans le cri de la masse, mais dans le coeur du prince
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Si c'estbien "jaune champagne", on saura avec quoi arroser l'arrivée du nouveau ruban.......=)
Général Edouard COLBERT
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Plus je cherche, moins c’est évident…satanée couleur de ruban !
Voilà l’état de mes réflexions :
Plus je fouille, plus je pense que l’on ne peut ni ne doit se fier aux objets qui sont venus jusqu’à nous pour définir la couleur du ruban de la CF.
Je m’explique :
Les rubans que nous possédons sont suspects à deux titres.
1/° Il y a nécessairement un doute sur leur authenticité car, à part les grands cordons brodés des trois couronnes, peu susceptibles d’être faux, un grand nombre de ces rubans ne sont pas d’origine, et ont souvent été changés sur des insignes qui eux sont d’origines. Les rubans étant plus fragiles, il était fréquent qu’ils soient changés soit au cours de l’histoire, soit tout simplement à leur arrivée dans les musées. Je discutais de la chose avec un conservateur au musée de Bruxelles, qui me disait que bon nombre de rubans ne sont pas d’origine.
En toute hypothèse, même sur un insigne d’époque, on n’est jamais sur du caractère authentique du ruban.
La chose est moins sure pour les grands cordons brodés des trois couronnes, car l’existence de ces couronnes brodées est un gage d’authenticité, dans la mesure où ces couronnes ont disparues des grands cordons dès 1806, et que l’aspect des broderies permet facilement de détecter les copies (je n’ai d’ailleurs jamais vu à ce jour des copies de grand cordons brodés de CF).
Je connais quatre grands cordons : deux brodés et deux nus (deux au MNLHOC, deux au musée de Bruxelles). Sur ces 4 grands grands cordons, trois sont jaunes délavés et un est fortement orangé (celui du MNLHOC, présenté en page 270 du Collignon).
J’ai eu en main deux de ces cordons (un avec couronne l’autre sans) tous deux jaunes délavés) et ils présentait, dans les plis non exposés à la lumière, une couleur jaune paille délavée (photo ci-dessus).
Mais, globalement, les cordons et rubans que nous voyons aujourd’hui dans les musées vont du jaune très pâle au jaune plus vif mais dans le ton « jaune paille délavé», en passant par orange léger pour finir orange soutenu (je pense notamment au grand cordon du MNLHOC).
Voici ce cordon, qui est à Paris :
2/°La couleur actuelle des objets 1er empire est souvent peu fiable, surtout sur des supports délicats tels que la soie ou le velours.
Je pense notamment aux bâtons des maréchaux : tous ceux que je connais sont totalement marrons ; alors qu’à l’origine ils sont bleu national. Il y a quand même une sacré différence entre marron et bleu !
Pourtant, si nous ne savions pas que ces bâtons étaient bleus, nous dirions en regardant ceux que nous connaissons dans les musées « les bâtons des maréchaux étaient de couleur marron, parsemé d’aigles jaune pâle ».
Ci-dessous un bâton de maréchal bien marron !
Je pense aussi aux plaques brodées de décorations : la plaque de St Hubert de Bavière présente sa devise brodée sur un centre rouge très soutenu ; la plaque de St Henri présente une devise inscrite dans un cercle d’un bleu azur tout à fait vif. Or, sur la plupart des plaques actuelles (mais pas toutes), le centre d’une plaque de St hubert est jaune et le cercle d’une plaque de St Henri est blanc cassé.
Ci-dessous une photo de plaques actuelles ; toutes deux ont complètement perdus leurs couleurs d’origine.
Un chimiste me faisait remarquer que les pigments utilisés sous le 1er empire pour teinter la soie (donc celle des rubans et cordons) avaient une fâcheuse tendance à virer et à disparaître dans le temps, modifiant complètement la couleur d’un objet, même dans les parties non exposées à la lumière.
D’ailleurs, même les grands cordons de la LH époque 1er empire sont très délavés, avec un rouge très pâle, et ne sont plus rouges vifs comme doit l’être un grand aigle de la LH !
Tous ceci pour dire que j’ai bien l’impression que nous ne pouvons nous fier à la couleur des rubans et cordons actuels pour savoir quelle est cette satanée couleur de la CF !
Donc, pour percer le mystère, revenons aux sources :
Que nous dit le texte de Loi ?
Le décret du 5 juin 1805, qui institue la couronne de fer nous dit (merci mon cher Bessières !) :
«LXIII. La Decorazione dell'Ordine consisterà nell'emblema della Corona Lombarda, intorno alla quale saranno scritte queste parole "Dio me l'ha data, guai a chi la toccherà".
Questa decorazione sarà sospesa ad un nastro color arancio con strisce verdi all'orlo.»
C’est à dire :
« LXIII. La Décoration de l'ordre consistera en l'emblème de la Couronne Lombarde, autour de laquelle sera écrit "Dieu me l'a donnée, gare à qui la touchera."
Cette décoration sera suspendue à un ruban couleur orangé liseré de vert».
Donc, le texte initial nous dit sur la couleur : orangé (arancio – orange se dit arancioni). Le texte ne dit pas jaune ou même jaune-orangé ou autre chose.
Le texte est clair et nous dit «orangé».
Rien que sur cette information, on peut penser qu’il n’y a aucune raison pour que les artisans de l’époque aient pris la liberté de modifier la couleur indiquée dans le texte. Pourquoi l’auraient-ils fait d’ailleurs ?
Vous voyez la tête de l’Empereur qui dispose dans un texte de Loi la couleur précise d’une décoration nationale et qui voit arriver dans les fournitures des rubans d’une couleur totalement différente de celle prévue ; ça sent la grosse colère tout de même….
Deuxième source et non des moindres : les témoins oculaires, qui ont transmis ce qu’ils ont vu dans les tableaux.
Je pense notamment aux représentations de l’Empereur en roi d’Italie ou d’Eugène en Vice-roi.
L’ensemble de ces tableaux, et surtout ceux d’Appiani, qui a vu l’Empereur dans cette tenue, nous montre les deux souverains avec un cordon fortement orange, absolument pas jaune.
Pourquoi ces artistes qui généralement sont attentifs à ce genre de détails, représenteraient ce cordon orange s’il était jaune ou même jaune tirant sur l’orange ?
Plus fort : pourquoi tous les artistes auraient commis la même erreur, en représentant un cordon orange alors qu’il était jaune ?
Or, on sait que les couleurs des tableaux, si elles peuvent également se modifier, peuvent aussi rester fidèles, lorsque les tableaux ont été bien conservés.
Sur les tableaux ci-dessus, les cordons sont franchement oranges, rien à voir avec le jaune.
Donc, pour résumer, j’ai bien l’impression que la couleur de la CF est orange, et absolument pas jaune.
Ce constat me conduit à une autre constatation : on a beaucoup dit que, lorsqu’il institue la médaille militaire, Napoléon III reprends le ruban de la couronne de fer ; si, comme finalement je le pense, le ruban de la CF est orange, soit NIII a également été trompé par la couleur des rubans délavés qu’il avait dans ses musées, soit il ne s’est absolument pas inspiré de la CF !
Donc, en l’état de mes réflexions, je pense que la bonne couleur est…orange !
Ci-dessous, ce que pourrait être un grand cordon de CF :
Je ne prétends jamais avoir raison, je vous livre ici mes réflexions, mais quand ma supposition sera raisonnablement certaine, je ferai fabriquer ce type de ruban car nous portons aujourd’hui des rubans de CF bien trop jaune, ce qui n’est pas conforme et, par voie de conséquence, m’empêche de dormir….
Voilà voilà…
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Pour arriver à un cordon "orange", vous avez "épluché" le sujet !!!!! 
Les tableaux sont assez convaincants.
Général Edouard COLBERT
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Votre réflexion se tient. 
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Le lien sur le bâton de maréchal refuse de s'ouvrir. Le bâton serait brun, et nous, on est "marrons"" !!!!!!
Général Edouard COLBERT
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Maintenant il s'affiche. 
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Merci La Béquille, d'avoir signalé qu'on peut maintenant retourner cur le post et voir le bâton mentionné: c'est peut-être ça, "un retour de bâton"......:D
Général Edouard COLBERT
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ha ! sacré Colbert, je suis heureux de vous revoir de retour parmi nous et voit que votre accident n'a pas altéré votre humour ; on en a bien besoin dans ce monde trop sérieux...
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Sire, de toute votre armée, je suis celui qui dispose de la plus grande puissance de feu, et la C.I.A. ferait bien de mettre sa documentation à jour. Les Etats-Unis ont fait la guerre à l'Irak pour trouver ses ADM (armes de destruction massive) qui n'existaient pas. pendant ce temps, nous,en France, nous mettons tranquillement au point des armes bien plus efficaces, d'autres ADM : des Armes de Dérision Massive !

Général Edouard COLBERT
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Voire...des Armes de Déconnades Majeures...
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ça convient aussi....si nous en avons l'emploi tactique ou stratégique....=)
Général Edouard COLBERT
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On constate effectivement que dans les textes d'époque, on parle toujours de ruban orange.
Le texte de la constitution italienne du 5 juin 1805, qui institue cette décoration (article 63) dit :"cette décoration sera suspendue à un ruban de couleur orange, avec lisière verte".
Au bilan, on peut vraiment penser que ce ruban était orange.
Le mystère de la Couronne de Fer n'est plus...et je lance la fabrication du bon ruban.
Le bien du peuple n'est pas dans le cri de la masse, mais dans le coeur du prince
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Couverts de rubans acceptables, nous ne craindrons pas d'être "enguirlandés".......
Général Edouard COLBERT
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Bonjour,
Pour parler de ruban, voilât une chose bizarre :

Quand pensez-vous????
Les obus et les décorations tombent au hasard sur le juste et l'injuste
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Les rubans viennent d'arriver.
Je pense que nous ne sommes pas loin de la vérité, de gauche à droite : le premier essai, beaucoup trop jaune, le second, trop clair encore, et le dernier, bien orangé.
100 m en 37 mm et 50 m en 100 mm, j'ai de quoi voir venir !
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Houlà !!!
Votre état major va s’étoffer, diable, 16 GC.environ 714 chevaliers, ou 276 officiers.
Votre Majesté ne plaisante pas.
Les obus et les décorations tombent au hasard sur le juste et l'injuste
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hé ! il faut ce qu'il faut...
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Que de désinvoltur......de très belles pièces !
Mais, la décoration ne vous interpelle pas plus !
Les obus et les décorations tombent au hasard sur le juste et l'injuste
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Sire,
Mais quel beau cordon que vous avez la entre vos doigts.
Vous êtes toujours au bons endroits, pour découvrir les présieux objets.
Continué comme sa.
Amitiés,
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pas de souci...c'est bien mon intention...
nous aurons bientôt les grands cordons de CF avec probablement les trois couronnes brodées (donc le premier type, 1805-1806), je travaille sur la question...
Ci-dessous un grand cordon authentique (MNLHOC)
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A propos de décorations, je vois que la tenue de l'empereur porte la décoration d'officier ou commandeur de la Légion d'Honneur, avec sa bouffette. Qu'en est-il dans ce cas de la légende souvent répétée, de l'empereur détachant et remettant sa propre croix en nommant un CHEVALIER de la Légion d'honneur sur le champ de bataille? Geste improvisé au début, qui a du par la suite être soigneusement programmé avec une croix non cousue à la tenue de délivrant....;)
Général Edouard COLBERT
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Alors là mon cher Général, vous mettez le doigt sur une question qui me hante depuis un moment : quels insignes portait l’Empereur habituellement ?
La logique voudrait qu’il porte les insignes d’or (aigle d’or et commandeur de la CF) en sa qualité de grand maître de ces deux ordres.
On rappellera toutefois que lors de la première remise de la LH le 14 juillet 1804, l’Empereur reçoit, en sa qualité de tout premier membre de la Légion, deux insignes, l’un en argent l’autre en or. L’Empereur porte donc, lors de cette cérémonie, les deux insignes.
Sous le 1er empire, il existe types d’insigne : or ou argent, que ce soit pour la Légion d’Honneur ou la Couronne de fer, et les modules sont moins variés que de nos jours.
Pour la Légion d’honneur, il y a trois modules de croix : aigle d’argent pour les légionnaires (environ 40mm), aigle d’or pour tous les autres grades (également autour de 40mm, voir un peu plus), grand aigle d’or pour les Grands Aigles (de 69 à 73 mm). Le grade de commandant n’a pas d’insigne particulier et ne se porte pas en cravate (usage qui apparaîtra sous la restauration, avec un insigne de 62 mm).
Pour la Couronne de fer, il existe également trois modules : argent pour les chevaliers (22/24 mm), or pour les commandeurs (24/26 mm) et or pour les dignitaires (de 55 à 75 mm).
Concernant les insignes de l’Empereur, l’iconographie va plutôt dans ce sens, puisque sur la plupart des portraits, on constate que l’Empereur porte une bouffette sur ses rubans, ce qui indique que l’insigne porté est en or (pas de bouffette pour les insignes d’argent).
Sur le plan des insignes, l’iconographie est variée : on voit l’Empereur avec des insignes de couleur or, mais parfois également argent. On le voit également avec des insignes en demi-taille (notamment lorsqu’il porte l’insigne de la réunion, ce qui n’est pas fréquent). Il possédait aussi (donc il devait les porter) deux insignes (LH et CF) de joaillerie, entièrement incrustés de diamants.
Mais, en pratique, le port des insignes en or pourrait constituer un obstacle à cette habitude qui a été rapportée à maintes reprises de l’Empereur décorant au débotté un brave, sur le champ de bataille, en détachant son propre insigne afin de l’épingler sur la poitrine du vaillant combattant.
Or, s’agissant du premier grade, l’Empereur ne pouvait donner à ce brave qu’un aigle d’argent (à moins que ce brave ne soit dejà légionnaire, auquel cas il faudrait lui remettre un aigle d’or !)
Comment faisait-il cela ? prévoyait-il le cas en se munissant d’aigles d’argents pour les fois où il savait que cette situation pouvait se présenter ?
Il est tout à fait possible qu’un officier d’ordonnance, toujours à proximité, avait dans un portefeuille une poignée d’aigles d’argents à disposition de SMI, afin de parer à la distribution surprise.
Il est ainsi tout à fait envisageable que, sachant qu’il va passer en revue telle ou telle troupe, l’Empereur fixe sur son uniforme un aigle d’argent, qu’il va ainsi distribuer à tel ou tel soldat méritant, sachant que cette petite cérémonie était extrêmement appréciée par la troupe, et que, la distribution faite, il récupérait un insigne de remplacement des mains d’un des officiers toujours présent à sa suite.
J’ignore si nous trouvons sur cette question une indication précise de la part des proches ou de ceux qui ont rapportés ce genre de détails (je pense aux mémoires de Constant, par exemple, mais j’ignore s’il dit quelque chose là dessus).
On peut donc penser que l’Empereur pouvait porter indifféremment les insignes d’or ou d’argent, selon le besoin, mais la logique phaléristique, supportée par l’iconographie, semble indiquer le port d’insignes en or.
Je porte habituellement des insignes d’argent….petit détail à corriger donc !
Ci-dessous, portrait de l'Empereur portant les insignes d'or (notez la couleur bien orange du ruban !)
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