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Que sont devenus les grands cordons de Napoléon pris à Waterloo le soir du 18 juin 1815?
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superbe photo !
ces objets, exposés à Berlin, ont été emmenés par les troupes russe en 1945 !
Où sont-ils maintenant ??
Le bien du peuple n'est pas dans le cri de la masse, mais dans le coeur du prince
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L'hermitage ??
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peut être...je pense y aller fin de l'année. je vais aller voir ça de plus près.
Le bien du peuple n'est pas dans le cri de la masse, mais dans le coeur du prince
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Il y deux ans, aucun ordres ayant appartenu à l’Empereur n’étaient présentés au musée de l’Hermitage!
Les obus et les décorations tombent au hasard sur le juste et l'injuste
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Une photo, une seule, prise au début du siècle passé, évoque cette douzaine de plaques et de grands-cordons conférés par les Etats européens à Napoléon et capturés avec sa berline le soir du 18 juin 1815.
Cet ensemble a une destinée mouvementée, avant de disparaître en 1945
Rapidement si cela est possible un peu d’histoire.
Les Prussiens découvrent dans un champ, au milieu d'autres véhicules deux voitures constituant l'équipage personnel de l'empereur : une berline à six chevaux, du style "dormeuse" aménagée avec une foule de tiroirs dans les parois, renfermant tous les objets nécessaires, mais aussi une demi-berline qui peut faire office de cabinet de travail. Une sorte de malédiction marquera la destinée de ces véhicules : Blücher envoie la "dormeuse" pillée et fort endommagée à son épouse au château de Krieblowitz près de Breslau et ledit véhicule disparaît lors de l'invasion en 1945.
Le major Von Keller s'est approprié la demi-berline, il l’a fait parvenir à son épouse à Düsseldorf. Vendue ensuite en Angleterre, elle périra lors de l'incendie du Musée Tussaud en 1925.
C'est dans ce contexte qu'apparaissent les ordres de l'Empereur, emportés sans doute pour faire bonne figure, si d'aventure une victoire l'amenait à accorder une entrevue à ses "chers cousins", les souverains.
Une tradition établie à partir du récit d'un témoin, les souvenirs du docteur Fôrster parus en 1856, veut que ce soit le trompette Schmidt de la llème compagnie du 25ème régiment d'Infanterie qui ait mis la main dans la berline sur une cassette contenant treize ordres. Et le dit trompette de remettre l'ensemble à son commandant, qui va porter ce trophée, accompagné d'un chapeau et d'une épée de Napoléon à Blücher - lequel octroie une récompense de dix Frédéric d'or à l'inventeur du trésor. Puis Blücher envoie le tout au roi Frédéric Guillaume III.
Une autre version cependant se fit jour au début des années 1930, grâce aux archives d'Etat hessoises; cette version cependant n'est pas incompatible avec le précédent récit des événements. Au début de février 1816, le bruit se répand en Sibérie qu'un écuyer du major Von Drogalski, lui-même attaché à l’Etat-major du général comte Biilow Von Dennewitz - qui à Waterloo commandait le 15ème Régiment d'Infanterie précité détient 14 plaques et bijoux avec leurs cordons, de Russie, Autriche, Danemark, Suède...
Tout ceci doit être vendu aux enchères à Berlin. Le représentant du grand-duc Louis I de Hesse, alerté, écrit à son maître pour qu'il autorise le rachat de la plaque de l'ordre grand-ducal de Hesse figurant dans le lot. Colère du grand-duc qui fait répondre à son ambassadeur qu'il attache bien trop d'importance à un objet sans intérêt. Mais l'achat entre-temps avait été fait, et la dite plaque arrivera à Darmstadt. Elle figurait encore en 1934 dans le musée du château de Darmstadt; la tourmente de la guerre l'a depuis fait disparaître. Mais le chancelier du roi de Prusse, prince Von Hardenberg, n'a pas pareille désinvolture : il fait racheter avant la vente aux enchères l'ensemble d'ordres "afin qu'il soit conservé tel un souvenir éternel, à côté du reste du butin fait sur l'équipage de l'empereur Napoléon", selon la formule qui bien plus tard figurera sur une plaque près de la vitrine renfermant l'ensemble des ordres.
D'une manière assez semblable, mais plus de 50 ans après les faits - au printemps 1870 - émerge une plaque entièrement métallique de l'ordre de la Fidélité du Grand-duc de Bade. Elle faisait partie du butin pris par le premier lieutenant Roth du corps prussien des chasseurs à cheval, et c'est sa veuve qui souhaite en raison de difficultés financières la vendre. Le grand-duc régnant donne ordre, par une lettre datée du 26 mars 1870, au ministère des finances d'effectuer l'achat en Prusse. Mais, profitant de la disparité des monnaies entre Etats allemands, il trouve moyen de verser 85 thalers prussiens, au lieu des cent réclamés par la veuve.
En 1934, la plaque était en la possession de la veuve du dernier grand-duc, Frédéric II. Mais elle ne figure pas au musée de Rastatt, ni à Karlsruhe au château. Encore un objet perdu.
Une pièce est très rapidement distraite de l'ensemble remis respectueusement par Blücher à son roi : la plaque de l'Aigle Noir est réattribuée au général Von Gneisenau pour son rôle à Waterloo. Le reste entre au cabinet d'art du roi au château de Monbijou, ainsi que d'autres objets provenant de la berline. Ces autres objets y resteront toujours, même quand après 1918 l'ensemble devient la "collection Hohenzollern".
Pour les ordres, la naissance de l'Empire allemand amène un changement : le 17 mars 1877, décision est prise de transformer l'ancien arsenal (Zeughaus), en musée historique à la gloire des grands ancêtres. Le point central en sera une galerie de la gloire et en 1883 on y transfère les ordres de Napoléon, augmentés du chapeau de l'empereur, d'une épée, d'une paire de pistolets de Lepage et de quelques autres babioles historiques.
L'ensemble est contenu dans une vitrine (numéro d'inventaire 412), vitrine qui occupe une place de choix dans l'espace dédié au roi Frédéric-Guillaume III. Les ordres figurent dans l'inventaire sous les numéros AB 15178 jusqu'à AB 15191.
C'est au début du XXème siècle, lors d'une exposition, qu'est prise la seule photo dont nous disposions.
Après la défaite allemande de novembre 1918, et au moment de la signature du Traité de Versailles, a lieu un événement inouï : le 23 juin 1919, une foule d'étudiants nationalistes et de soldats donnent l'assaut au Zeughaus. Par crainte que les Français n'incluent dans les conditions de paix la restitution nécessaire des trophées de guerre, ils vont brûler en plein air les drapeaux pris à l'ennemi, notamment en 1870. Et les ordres de Napoléon disparaissent. Malgré les appels lancés par le musée, il faut attendre la prise du pouvoir par les Nazis pour qu'en octobre 1933 ils soient envoyés de manière toute anonyme à Goering, alors ministre de l'Intérieur du Land de Prusse. Cet événement inespéré va permettre dès le printemps 1934 d'organiser au Zeughaus une grande exposition sous le titre de "nouvelles acquisitions du musée depuis la fin de la guerre". En fait, c'est le retour du butin de Waterloo qu'on fête. Pour la première fois depuis 1913, la célébration du centenaire du relèvement de la Prusse, les expositions du butin à Breslau puis Königsberg, le butin des équipages de Napoléon se trouve réuni, avec de nombreux objets prêtés par des particuliers de toute l'Allemagne - Sibérie, Prusse orientale, Saxe...
La diversité des objets réunis et présentés dans la revue des musées est impressionnante : couverts d'argent (propriété de la femme de l'ambassadeur de France !), service de table en argent au poinçon de Biennais après 1809, nécessaire de voyage œuvre du même, en acajou et comportant 29 objets. A côté de ceci, des objets du quotidien : boîte à priser en ivoire en forme de main gantée, paire de gants en cuir, éperons, portrait en sulfure inclus dans un cristal de Marie Walewska.
La vitrine y figure, mais aussi les 2 plaques de Bade et de Hesse
C'est la dernière occasion de contempler la réunion de ces souvenirs car la guerre venue et devant les dangers des bombardements aériens, les collections du Zeughaus sont déménagées. Les ordres de Napoléon sont entreposés dans l'abri anti-aérien du jardin zoologique. C'est en ce lieu, peu poétique mais sûr, appelé Bunker du Zoo, que les soldats de l'Armée Rouge les découvrent en 1945. Bien des œuvres d'art partent en URSS. En 1956, on rend aux autorités de la RDA bon nombre de pièces dont le bicorne de l'empereur; mais des ordres nulle nouvelle. Depuis la chute de l'URSS, on en sait un peu plus.
Selon une étude de Constantin Akinschina et Georgi Koslov, intitulée "La chasse au trésor dans les dépôts secrets soviétiques. Le butin des objets d'art" (Munich 1995), ces pièces pourraient figurer dans un dépôt du Musée Historique d'Etat de Moscou. Cette opinion était partagée par le directeur du DHM - actuel héritier du musée du Zeughaus : outre les souvenirs de Napoléon, y figureraient les souvenirs de ses adversaires Blücher et Zieten, ainsi que ceux de Moltke, l'organisateur des victoires de 1870.
Les obus et les décorations tombent au hasard sur le juste et l'injuste
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Plaque de l’ordre de St Hubert de Bavière de la fameuse berline.
http://www.empire1804.fr/forum/viewtopic.php?id=59&p=2
Les obus et les décorations tombent au hasard sur le juste et l'injuste
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Cher Lannes,
Oeps Sire, désolé je vous site après le maréchal,
Au musée de « Zeughaus » de Berlin, il ne reste que le chapeau et l’épée du « petit tondu », voir un bon livre publié en juin 2008, aux éditions Jourdan, « 1815 Napoléon en campagne ».
Quant au décorations, toutes les décorations de l’Empereur qui était à Berlin, comme ce musée, était (il n’a pas changer de place) du côté de Berlin Est, les Russes ce sont servi.
Le décorations sont bien rester en Russie, (oublie des russes, de rendre les médailles avec le chapeau et l’épée).
Il est dis, qu’elles seraient dans les caves de L'Hermitage, mais rien n’est sur. Une autre piste m’a renseigné dans un musée à Moscou. Mais ou ? Là est la question.
J’ai un ami (reconstitueur, dit « le peintre ») qui habite Moscou, je vais lui demander s’il pourrait chercher l’info.
A plus, si je reçois les infos.
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merci pour vos infos mon cher JJ !
je vais peut être aller à l'Hermitage en décembre.
Si ces objets ne sont pas exposés, c'est un grand dommage, j'aurai aimé les voir !
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Voilà la réponse que j'ai reçu de mon ami "Le peintre" qui est à Moscous depuis plus de 6 mois:
Bonjour,
.../...
J'ai visité tous les musées concernant 1812 dont plusieurs à Borodino et à Moscou ainsi que le Musée Pouchkine, l'Hermitage et plusieurs musées sur les victoires, batailles, guerre et l'armée, mais je n'ai malheureusement pas vu de médailles ni d'autres objets appartenant à Napoléon sinon je les aurais photographié (tu peux en être certain).
Si ces médailles se trouvent en Russie, alors elles sont quelque part dans les archives/caves d'un musée ou autre.
.../...
Je lui ai demander de vérifier une aute piste.
La suite au prochain numéro...
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Merci pour ses renseignements, peut être une suite!
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Voilât à quoi pourrait ressembler la vitrine en couleur (sans la LH et réunion)
J'attends des nouvelles de Russie!
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Bonjour "Lannes" (et bien sur "Sire"),
J'avais oublié de répondre à ce message, mais l'Empereur avait déjà reçu l'info.
Oui toutes les médaillés prise le soir de Waterloo par les fusiliers prussiens, du XVème régiment, 1er Landwehr de Silésie, commandés par le major Von Keller, et qui seront offerte à Blücher par celui-ci, et qui termineront plus tard au musée Deutsches Historisches Museum Unter den Linden 2 à Berlin, de même que le chapeau et l’épée de Napoléon (qui eux sont revenue au musée il y a plus ou moins 15 ans, après la chute du mur de Berlin). Mais les russes ont « oubliés » de redonnés les médailles.
Donc ses médailles, sont bien actuellement au musée « Musée Historique de Moscou » sur la Place Rouge. Elles ont été photographiées l'an dernier par un auteur russe avec beaucoup d'autres médailles afin d'illustrer un livre intitulé "Médailles Européennes en Russie".
Ce livre est écrit en russe, je l’ai commandé et devrais le recevoir fin de la semaine prochaine, en effet, mon ami rentre en Belgique, et il a acheté le livre pour moi.
Donc peut-être dans huit jours des photos de SES médailles.
Bon dimanche à toi,
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Bonsoir,
J’ai reçu cette après-midi le livre en Russe sur les Médailles Européennes en Russie de la fin XVIIe début XXe siècles. Voici la page de couverture superbe.
Le livre est entièrement en couleur et il y a 231 pages + 63 pages dans un autre bouquin. Le livre est plus grand qu'un A4, c'est pour cette raison que l'image n'est pas en entier.
Il y a dans ce bouquin, beaucoup de gravures que je ne connaissais pas, voir même une de Blücher, et d’Alexandre, que je n'ai jamais vue. Mais aussi, François 1er, le roi de Prusse, des généraux russe, mais aussi français, des gravure de Napoléon, de médailles, des photos superbe de médailles etc.
Je ne regrette pas mon achat.
Des photos du livres, oui, mais attention aux droits d’auteurs. Donc les photos ne seront pas entières, ou bien elles seront protégées.
Merci pour les auteurs écrivains (comme j’en suis), et autres photographes.
Bonne soirée
Dernière édition de: Le Gendarme (29-10-2008 08:50:17)
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Voilà, vous souhaitez une infos en particulier sur une médaille et si je peu vous aider ce sera avec plaisir, mais TOUJOURS par mail privé.
Merci pour les droits d'auteurs
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superbe !
j'ai hate d'avoir le livre en mains !
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Bonjour,
Les médailles sont (ou serait car en Russie, cela change souvent) dans l'"Armoury Chamber in the Kremlin and the State Historical Museum".
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Super!
Et les GC?
Merci!
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C'est quoi les "GC" ?
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