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Bonjour,
La vexillologie — de vexillum, nom de l'étendard dans les armées romaines — est l'étude des drapeaux.
Cela vous inspire ?
Au plaisir.
Les obus et les décorations tombent au hasard sur le juste et l'injuste
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Bonjour,
C'est toujours plus agréable pour commencer.
Généralités.
L’Empire de 1804 à 1815
Avec l'arrivée au trône impérial de Napoléon Bonaparte, les emblèmes vont se transformer et suivre des règles et arrangements qui préfigurent notre drapeau tricolore actuel. Déjà sous le Consulat, la rupture avec le passé s'amorce par l'adoption d'un type unique par régiment, d'un modèle unique par subdivision d'armes, d'une légende propre au chef de l'Etat. Gardien des conquêtes de la Révolution, Napoléon 1er non seulement préserve les trois couleurs nationales, mais les généralise à l'ensemble de l'Armée. L'innovation est l'instauration d'un seul type de drapeau ou d'étendard et l'abolition des particularismes tels ceux des gardes gouvernementales ou ceux des couleurs d'escadron qui s'étaient maintenus depuis 1792. La première disposition de 1804 avec un losange central blanc et des triangles d'angle bleus et rouges est celle des drapeaux du Consulat allégés des globes et trophées d'armes. Tous portent la dédicace : l'Empereur des Français au... Seuls quelques détails de confection apportent de légères variantes. Par le décret du 25 décembre 1811, l'Empereur continue son idée novatrice en créant des drapeaux et étendards, qui, pour la première fois présentent d'une part les trois couleurs en bandes verticales d'autre part la liste des noms de batailles exclusifs à chaque unité.
Napoléon désireux d'associer étroitement la Nation à sa dynastie surmonte drapeaux et étendards d'un symbole propre au régime : l'aigle en bronze doré. Celle-ci devient vite la partie essentielle de l'emblème. Passés les Cent-jours, elle disparaît. Après l'intermède du drapeau blanc de 1815 à 1830, Louis Philippe Roi des Français reprendra les trois couleurs verticales demeurées symboles de la Nation. Elles le resteront jusqu'à nos jours.
Il faut insister par ailleurs sur une modification des idées concernant l'attachement au drapeau, qui intervient sous l'Empire. Ce changement est du principalement à l'importance donnée par l'Empereur à ses aigles. Le faste de la distribution du 5 décembre 1804 au Champ-de-Mars et la nouvelle dédicace portée sur les étoffes ont largement contribué à donner tout un symbolisme où se mêlent l'Empereur, la Nation, l'Honneur et l'esprit de corps. C'est là un fait nouveau. Jusqu’au XVIIe siècle, les drapeaux qui foisonnent ne sont que des signes de ralliement ou d'alignement. Avec Louis XIV, une évolution s'amorce et perdre des drapeaux est une chose fâcheuse et qui déplaît à Versailles. Cependant, la profusion d'emblèmes pour des effectifs réduits ainsi que la guerre de sièges, mettent souvent les drapeaux en péril. Ainsi, même les vainqueurs en laissent aux mains des vaincus. La première destruction volontaire de drapeaux avant une capitulation se déroule au Canada en 1760. Sous la Révolution, les idées progressent et déjà on cite des soldats héroïques morts en défendant leur emblème. Les drapeaux sont d'autant plus respectés qu'ils deviennent les messagers des nouvelles pensées. Pourtant, on continue à considérer comme traditionnel et conforme au code de l'honneur, de déposer sur le glacis des places fortes les drapeaux de la garnison réduite (Condé, Valenciennes 1793, Mantoue 1799).
Lorsque débutent les glorieuses campagnes de l'Empire, les choses changent. On sait par exemple, combien la perte d'un aigle du 4e de ligne à Austerlitz devait provoquer la colère impériale. Désormais, en dépit des infortunes, chaque porte-aigle va défendre « l'oiseau » avec la plus farouche détermination, non seulement pour éviter les foudres de l'Empereur, mais aussi pour L’honneur du régiment. Tout au long des campagnes, lors des moments difficiles, nous voyons des aigles cachées dans la neige à Eylau, d'autres jetées dans des rivières en Espagne, certaines soustraites par des soldats captifs sont rapportées plusieurs années après. En 1812 lors de la retraite de Russie, le Vice-Roi Eugène ordonne la destruction des aigles et drapeaux du 4e Corps. En 1813 à la capitulation de Dresde tous les emblèmes dissimulés échappent aux recherches des alliées. A Waterloo, en dépit de l'effroyable confusion de la retraite, aucun aigle ne tombe aux mains de l'ennemi en sus des deux perdues au combat.
Avec l'épopée impériale, l'évolution du drapeau français est désormais achevée. La notion d'emblème régimentaire s'instaure et la 3e République maintiendra les traditions impériales : celle des noms de victoires, celle du lien d'honneur et de confiance crée par la remise du drapeau par le Chef suprême à l'unité qui s'engage à le défendre.
J'espère toujours!
Au plaisir
Les obus et les décorations tombent au hasard sur le juste et l'injuste
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Bonjour,
MODÈLE 1804
L'ordonnance datée de Saint-Cloud du 21 Messidor an XII, signée par le ministre de l'Administration de la Guerre Dejean, donne le détail de la cérémonie du 5 décembre 1804 au Champ de Mars au cours de laquelle. l'Empereur devait remettre aigles et drapeaux à toute l'Armée. Voici les articles les plus intéressants :
Art. 7. — Les Gardes Nationales de chaque département enverront à Paris un détachement de 16 hommes avec un drapeau par détachement.
Art. 8. — Les Arrondissements Maritimes, escadres, flottilles et vaisseaux armés de l'Empereur enverront 50 détachements de 10 hommes avec un pavillon par détachement.
Art. 9. — Chaque corps de troupe de l'Armée enverra une députation de 16 hommes avec le drapeau, l'étendard ou guidon.
Art. 10. — L'article précédent est applicable aux régiments d'artillerie de la marine.
Art. 11. — L'arme du Génie enverra 3 députations de 16 hommes.
Art. 12. — Les 26 légions de gendarmerie enverront chacune une délégation de 4 hommes e: un guidon.
Art. 15. — Les députations des Gardes nationales, celles des Arrondissements maritimes, celles des corps ayant des drapeaux, guidons ou étendards recevront ensuite de S.M. pour leur département ou régiment un drapeau par département, un pavillon par détachement de la marine un drapeau, étendard ou guidon par bataillon ou escadron.
Art. 16. — Les drapeaux des départements resteront au chef-lieu à l'hôtel de la préfecture... us n'en sortiront que portés par un officier nommé par l'Empereur, ils seront déployés et montrés an peuple à toutes les solennités.
Art. 17. — Les pavillons seront répartis entre les Arrondissements maritimes selon qu'il sera réglé et déposés à l'hôtel de la Marine sous une garde d'honneur au chef-lieu arrondissements y compris Anvers, pour être confiés aux escadres, armées, flottilles ou autres selon les ordres de l'Empereur. Au débarquement, ces pavillons seront rapportés à l'hôtel de la Marine où ils seront gardés dans la salle du Conseil jusqu'à nouvel armement.
Art. 18. — Les drapeaux, étendards, guidons des corps seront remis à chaque bataillon et escadron. Ceux, qui par les événements de la guerre viendront à les perdre, n'en recevront de pareils que par décision directe de S.M. rendue après qu'il aura été reconnu qu'ils n'ont pas été perdus par la faute du régiment. Les corps qui les auront perdu par leur faute, n'en recevront point d'autre de l'Empereur.
DIMENSIONS DES ÉTOFFES.
a)Les drapeaux mesurent 80 x 80 cm. Portés par l'infanterie de ligne, l'infanterie légère, l'artillerie à pied, l'artillerie de marine, les pontonniers. les vétérans.
b)Les étendards mesurent 60 x 60 cm. Portés par les Cuirassiers, les Carabiniers et les hussards.
c)Les guidons mesurent 60 cm de haut et 80 cm de largeur jusqu'aux pointes
source: les drapeaux de la révolution, de l'Empire de P. Charrié
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Mon cher JJ, vous êtes l'encyclopédie du forum impérial !
Le bien du peuple n'est pas dans le cri de la masse, mais dans le coeur du prince
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Félicitations ! J'avoue ma grande ignorance la dessus.
« Au dernier point paternel pour les soldats, bon pour les officiers subalternes, [...] sévère pour les chefs. »
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Certainement pas !
J’ai encore beaucoup de lacunes.
Par exemple les fleurettes sur le manteau du roi d’Italie, la couleur exacte du cordon de l’ordre de l’Aigle d’Or, rouge, mais quel rouge et bien d’autres choses ?
Notre général Colbert est certainement beaucoup plus "pointu" et cultivé, que je ne pourrais l'être.
Au plaisir
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Notre général Colbert est certainement beaucoup plus "pointu" et cultivé, que je ne pourrais l'être.
Au plaisir
Merci du compliment !
La morale, c'est qu'à plusieurs, nous avons un vrai potentiel.
Général Edouard COLBERT
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L'union fait la force ! C'est ce que j'ai essayé de faire comprendre a ce jean-foutre de Ponte-Corvo le jour d'Auerstaedt. Mais il est resté statique.
« Au dernier point paternel pour les soldats, bon pour les officiers subalternes, [...] sévère pour les chefs. »
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Je crois mon cher JJ qu'il n'y avait pas de "fleurettes" sur le manteau du roi d'italie.
Le bien du peuple n'est pas dans le cri de la masse, mais dans le coeur du prince
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Les fleurettes ce n'est que dans la crème ou dans les comptes non ?... ;-)
« Au dernier point paternel pour les soldats, bon pour les officiers subalternes, [...] sévère pour les chefs. »
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Je ne pense pas avoir de problème de communication avec Notre général Colbert.
Donc pas de "Fleurettes" sur votre figurine à venir?
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